Le Carnet des Parents

Le budget familial

Comment gerer son budget et faire des economies

13 octobre 2026

Comment gerer son budget et faire des economies

Comment gérer son budget et faire des économies, chez nous, a commencé par un chiffre qu’on n’attendait pas : le seul fait d’écrire nos dépenses pendant un mois nous a fait gagner de l’argent, sans rien changer d’autre. Le premier geste n’est pas de se serrer la ceinture, c’est de regarder. L’INC et la Banque de France posent la même équation : évaluer d’abord ses ressources, salaire, allocations, aides, puis ses dépenses récurrentes, loyer, alimentation, internet, transport, pour anticiper et mieux répartir le mois (INC, 2021).

Ce qui m’a fait changer d’habitude

Notre gestion tenait en une phrase : on vérifiait le solde, et on attendait la fin du mois. Deux salaires rentraient, tout partait, et il ne restait rien à la fin, sans qu’on puisse dire où.

Le déclic est arrivé un 28 du mois : le frigo presque vide, la carte à un petit montant, la paie encore à trois jours. On a mangé des pâtes deux soirs de suite, en se demandant à quoi avait servi le mois. Ce n’était pas un mois exceptionnel : pneus de la voiture, sortie scolaire, anniversaire. Trois choses normales qui avaient suffi.

On a essayé le tableur à quinze colonnes, abandonné en dix jours. Ce qui a tenu, c’est une feuille et quatre lignes par semaine, écrites le dimanche soir, sans chercher la précision au centime.

Gérer le budget en couple a été la partie la plus utile, et la plus inconfortable. On a repris la méthode qu’on détaille dans faire le point argent à deux, et c’est ce qui a arrêté les discussions de fin de mois.

Les ordres de grandeur constatés

Ce que notre relevé mensuel montre, en pourcentage des rentrées, famille de quatre personnes, deux salaires modestes. Ce sont nos chiffres, pas une moyenne nationale : à lire comme un ordre de grandeur, chaque situation étant différente.

Les ordres de grandeur constatés

PostePart de nos rentréesCe qu’on a fait
Logement, charges comprisesautour de 30 %renégocié le contrat d’énergie, pas déménagé
Alimentation, courses et cantineautour de 18 %deux grosses courses, menu écrit le samedi
Transport, carburant, assuranceautour de 12 %covoiturage scolaire, deux pleins groupés
Santé, mutuelle, reste à chargeautour de 7 %contrats comparés à date anniversaire
Enfants, activités et écoleautour de 9 %aides vérifiées, inscriptions groupées
Loisirs et vie socialeautour de 6 %budget mensuel fixe, pas de rattrapage
Imprévus, réparationsautour de 5 %enveloppe dédiée, jamais empruntée

Le poste qui nous a le plus surpris, c’est la dernière ligne : sans enveloppe dédiée, chaque imprévu se payait sur l’argent du mois suivant, lui-même déjà engagé.

La méthode de calcul, appliquée

On procède en quatre temps, dans cet ordre, et l’ordre compte.

Premier temps, les rentrées réelles : pas le salaire brut, mais ce qui arrive sur le compte, aides comprises.

Deuxième temps, les dépenses obligatoires, soustraites d’abord. Loyer, énergie, assurances, transport, alimentation. Une fois ces montants soustraits des rentrées, ce qui reste va aux loisirs et aux économies. Le principe vient de l’INC : si les dépenses dépassent les ressources, il faut voir lesquelles réduire, reporter ou supprimer, et ne pas hésiter à se faire aider (INC, 2021). Nous avons coché les trois mots dans cet ordre, et nous avons supprimé deux abonnements avant de réduire quoi que ce soit d’autre.

Troisième temps, le reste à vivre. On le calcule avec un outil public : l’application Pilote Budget, élaborée avec la Banque de France, donne le reste à vivre mensuel ou hebdomadaire une fois les factures payées. Gratuite, anonyme et non connectée au compte bancaire (Mes questions d’argent, 2025). Le chiffre obtenu un dimanche soir nous a servi de repère pour toute la suite.

Quatrième temps, le suivi. Une feuille sur le frigo, avec le reste à vivre de la semaine. Aux courses, c’est ce chiffre qu’on regarde, pas le solde du compte, qui inclut des sommes déjà engagées. Pour garder une trace d’un prélèvement ou d’un devis, une capture d’écran suffit.

Si les fins de mois deviennent intenables, il existe un accompagnement gratuit et confidentiel : les Points conseil budget, un service labellisé par l’État qui compte 500 structures, ouvert à tous, pour prévenir le surendettement et remettre les comptes à plat (Ministère des Solidarités, 2023). Dans notre commune, le CCAS est aussi un bon point d’entrée : il est obligatoire dans les communes de plus de 1 500 habitants et accompagne les demandes d’aides sociales (Service-public.fr, 2026).

Les postes qu’on oublie systématiquement

Ce sont les lignes qui font dérailler un budget, même bien tenu.

Le pneu, la chaudière, le lave-linge. Un budget familial se casse rarement sur le loyer, souvent sur la réparation qui arrive sans prévenir. On alimente une enveloppe imprévus chaque mois, même petite.

Les sorties scolaires et les activités. Elles reviennent chaque trimestre et jamais au même moment. L’aide aux loisirs de la Caf ou de la MSA peut aider à payer les activités sportives ou culturelles et les accueils de loisirs, en général pour les enfants de 3 à 16 ans, dans la limite des fonds disponibles (Service-public.fr, 2025). On vérifie donc chaque année ce à quoi nous avons droit, avant de choisir les inscriptions.

Les courses, justement. La ligne alimentation est celle qui bouge le plus quand une semaine se passe mal. Une épicerie sociale et solidaire propose des denrées en libre choix contre une participation souvent comprise entre 10 et 30 % du prix affiché, l’accès étant accordé pour une durée déterminée, éventuellement renouvelable (Ministère des Solidarités, 2024).

La santé, enfin. Une mutuelle oubliée dans les prélèvements coûte cher pour rien. Les personnes à faibles ressources peuvent bénéficier, sous conditions, de la complémentaire santé solidaire. Attention, un salarié doit d’abord se renseigner auprès de son employeur, dont l’assurance collective peut être plus avantageuse et obligatoire (Service-public.fr, 2026).

Pour les vacances, on applique la même logique en amont, avec un budget bouclé avant de réserver, comme on l’explique dans notre budget vacances maîtrisé.

Ce que j’en retiens au quotidien

Deux ans après, notre budget tient toujours sur une feuille. Ce qui a changé n’est pas le montant des économies, c’est la fin du mois : plus de pâtes par obligation, et plus de discussion quand une dépense imprévue arrive. Elle a sa ligne.

Ce qui a le mieux marché n’est pas une astuce, c’est un ordre. D’abord voir, ensuite prioriser, et seulement après réduire. On a arrêté de supprimer à l’aveugle : un abonnement repéré en trois minutes fait plus qu’un mois de privation sur les courses.

Et si vous ne faites qu’une chose ce soir : prenez vos trois dernières factures fixes, notez les montants sur une seule feuille, et gardez-la visible. Vous verrez le reste à vivre apparaître, et à partir de là, les décisions deviennent simples.

FAQ

Par quoi commencer pour gérer son budget ?

Par lister ses rentrées réelles, aides comprises, puis ses dépenses fixes. Aucune application n’est nécessaire au départ, une feuille suffit. On calcule ensuite le reste à vivre, ce qui reste une fois les factures payées, et c’est ce chiffre qui guide le mois.

Comment tenir un budget quand la fin du mois est difficile ?

On traite d’abord les dépenses obligatoires, puis le reste : loisirs et économies. Si les dépenses dépassent les ressources, on cherche ce qui peut être réduit, reporté ou supprimé (INC, 2021). Un Point conseil budget ou le CCAS de sa commune accompagne gratuitement, et tôt vaut mieux que tard.

Quelle part du budget consacrer aux courses ?

Il n’existe pas de pourcentage officiel : chez nous, l’alimentation tourne autour de 18 % des rentrées, un ordre de grandeur et non une règle. Le repère utile est le reste à vivre hebdomadaire, calculé une fois les factures payées, et dépensé sans emprunter à la semaine suivante.

Le budget doit-il être le même pour les deux membres du couple ?

Sur les montants, oui, sur les façons de faire, non. Un compte commun pour les charges fixes et un reste à vivre décidé ensemble suffisent souvent. Le point à refaire chaque mois : les dépenses que chacun ne voit pas venir de la même manière.


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